A 22 ans, Pierre Monnot a déjà sept ans d'expérience dans le secteur de la couverture. Voyageant de chantier en chantier, il a appris et découvert son métier au gré de ses déplacements. Enchaînant rénovation et construction de toitures de maisons individuelles et bâtiments publics, le jeune homme affirme sans complexe son engagement dans sa profession. Portrait.

Ceux que l'on surnomme les «coucous» dans l'univers du bâtiment souffrent régulièrement d'une image de simples poseurs de toits, et pourtant Pierre Monnot, jeune couvreur, tient à défendre son métier avec passion. Agé d'à peine 22 ans, ce compagnon tourne sur les chantiers depuis sept ans rencontrant des artisans, des entrepreneurs avertis, des jeunes apprentis.

 

Pour lui, le métier de couvreur regroupe à la fois relations humaines et travail minutieux. «J'aime le respect de la matière, des choses bien faites», explique avec enthousiasme Pierre Monnot. Ainsi, quotidiennement, il pose, fixe, met en place et isole des toitures de toutes sortes que ce soit pour des particuliers ou des organismes publics. Enchaînant travaux de rénovation, création ou construction, ses réalisations visent toutes le même objectif : rendre les bâtiments étanches.
Méticuleux, le jeune homme a fait de nombreux kilomètres à travers la France à la découverte de son métier et de ses spécificités : «j'ai travaillé dans huit villes et j'ai ainsi pu appréhender la diversité des matériaux à travers les régions», souligne-t-il. Par exemple, en Bretagne, il a réalisé des toitures en ardoise et zinc ; en Bourgogne, il s'est accoutumé aux tuiles plates en terre cuite ; et, à Paris, il a manipulé le métal comme le zinc et le plomb.

 

Paris, sa tradition et ses vues sur les toits
Et cette dernière expérience devrait laisser des traces. Dans la capitale, «la méthode traditionnelle liée à la couverture haussmannienne nécessite des techniques de monuments historiques répondant à certaines règles et normes bien précises», indique Pierre Monnot. Sous le charme de la capitale, le jeune homme apprécie tout particulièrement ses conditions de travail : «Quand on est en haut des immeubles, on a une vue imprenable sur les toits, on en prend plein les yeux !». De même, en Bretagne, le compagnon a eu la chance de réaliser plusieurs travaux en bord de mer «avec un patron humain et professionnel». Preuve que le métier, malgré ses évolutions technologiques, reste en grande partie basé sur la transmission et la retransmission des techniques «qui ne sont pas sur le papier et qui se passent simplement d'homme en homme».

 

Apprendre encore et toujours
Compagnon depuis l'âge de 15 ans, le jeune homme compte bien terminer son parcours afin d'apprendre tous les rouages de son métier, d'autant plus que ce dernier est sans cesse en mouvement notamment en raison des nouvelles contraintes et techniques liées au développement durable comme les toitures végétales ou photovoltaïques. Et pour Pierre Monnot, cette quête de nouvelles connaissances passera forcément par l'international puisqu'il prévoit de faire escale en Australie. «Je suis curieux de découvrir un nouveau pays et de me frotter à de nouvelles méthodes de travail», indique le compagnon, montrant une nouvelle fois que le secteur du bâtiment sait s'exporter hors de ses murs.
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