Alors que l'Ordre des architectes et le Syndicat des aménageurs-lotisseurs ont demandé à ce que le seuil d'intervention dans le cadre du permis d'aménager soit fixé à 2.000 m², l'Unsfa livre à son tour la position sur le sujet.

La question du permis d'aménager suscite toujours des réactions chez les architectes. Après l'Ordre des architectes et le Syndicat des aménageurs-lotisseurs, qui ont demandé que le seuil d'intervention dans le cadre du permis d'aménager soit fixé à 2.000 m², l'Unsfa estime que le Projet architectural, paysager et environnemental (PAPE) est "un outil indispensable pour composer et réaliser un espace bâti de qualité."

 

Dans un communiqué, daté du 22 septembre, Régis Chaumont président de l'Unsfa, rappelle que le "législateur, dans l'esprit de l'intérêt général défini par la loi n° 77 2 du 3 janvier 1977, offre, avec cet outil confié aux architectes, les moyens de mettre fin aux effets d'un étalement urbain dévastateur depuis plus de 40 ans."

 

Avant d'ajouter : "Nous devons tous nous rendre à l'évidence, la loi de 1977 sur l'architecture n'a eu de cesse d'être détournée depuis sa création, par l'introduction de la notion de seuil, en-dessous duquel, le recours à l'architecte n'était pas obligatoire pour certaines catégories d'ouvrages."

 

"Il ne faut pas fixer de seuil minimal"

 

D'après, l'Unsfa, "la création d'un seuil pour le permis d'aménager va reproduire inéluctablement les conséquences identiques à celles déplorées pour le permis de construire."

 

Rappelons qu'"il existe, malheureusement, déjà, des procédures de lotissement n'exigeant que de simples déclarations préalables (DP) et échappant à la procédure de permis d'aménager et ce, sans limitation du nombre de lots." Pour l'application de l'article L 441-4, voté dans la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, l'Unsfa, considère en détails, que "la qualité de production du cadre bâti ne peut se faire sans l'apport des compétences des architectes, formés au maniement des différentes échelles de l'aménagement du territoire."

 

"Il ne faut pas fixer de seuil minimal, conclut l'Unsfa. Ce principe impliquera de fait tous les partenaires de l'aménagement urbain, de l'architecte au paysagiste en passant par le géomètre et autres bureaux d'études techniques, vers un partenariat prometteur pour le cadre de vie, plutôt que vers un affrontement inutile",estime l'organisation.

 

Par conséquent, l'Unsfa demande "expressément à ce qu'il n'y ait pas de surface minimale de terrain à aménager pour que soit appliqué l'article L 441-4 précipité".
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