Sur le projet très controversé de construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a promis le 28 mai de "remettre les choses à plat" et a évoqué de "possibles alternatives".

Après le feu vert donné par Bruxelles, le 27 avril 2017, au lancement de la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, souhaite "remettre les choses à plat", a-t-il confié au cours d'un entretien accordé au Journal du Dimanche ce 28 mai.

 

"Un temps de six mois pour une médiation"

 

"Il y aura un temps - six mois - pour une médiation, a-t-il avancé. Je suis intimement convaincu qu'il y a de possibles alternatives à Notre-Dame-des-Landes qui peuvent nous permettre, à tous, de sortir par le haut." Il serait, en effet, question de réaliser une nouvelle étude sur l'agrandissement de l'actuel aéroport de Nantes, dont la saturation prochaine devait être résolue par la création de la nouvelle plateforme. Mais rien n'est encore tranché à l'heure actuelle.

 

Rappelons que le Premier ministre, Edouard Philippe, a confirmé de son côté, la semaine dernière, la promesse du candidat En Marche ! Emmanuel Macron, pendant sa campagne de nommer un médiateur pour étudier "l'ensemble des options et trancher cet épineux dossier avec une décision claire et assumée".

 

"Il faut sortir des joutes permanentes"

 

Interrogé par le même journal pour savoir s'il quitterait le gouvernement en cas de construction de l'aéroport, Nicolas Hulot souligne ne pas être "dans la sommation". "Il faut sortir des joutes permanentes", a insisté le ministre.

 

Avant d'affirmer : "S'il y a un cri que je veux pousser, une chose que je veux dire aux Français, c'est 'aidez-moi'. Je ne suis pas dans un combat partisan, c'est un enjeu humaniste."

 

Au final, ce sera donc au nouveau président de la République de prendre ses responsabilités. Le candidat Emmanuel Macron (En Marche !) s'était engagé au cours de la campagne à respecter le référendum local, ayant donné la victoire du oui au nouvel aéroport, par 55,17 % des voix.
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