Plusieurs chefs d'entreprises vendéens, dont un ancien directeur chez Air France, vont adresser à Emmanuel Macron une pétition contre la construction de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes.

Des chefs d'entreprise vendéens opposés au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont lancé une pétition sur une plate-forme en ligne pour dire "non" à ce projet et "oui" à l'actuel aéroport de Nantes Atlantique, a-t-on appris samedi 17 juin.

 

"Avec Notre-Dame-des-Landes, Nantes se tire une balle dans le pied. Cet aéroport est totalement inutile", estime dans cette pétition Jacques Bankir, ancien directeur chez Air France et ancien PDG de Régional Airlines. "C'est un mauvais projet pour la Vendée, qui va nous enclaver pour longtemps", souligne de son côté Philippe de Villiers, président du conseil départemental de Vendée et créateur du Puy du Fou, dont il considère que le développement, avec Notre-Dame-des-Landes, "sera obéré, mutilé, pour ne pas dire gravement handicapé".

 

L'actuel aéroport a des "réelles possibilités de développement"

 

Dans leur long argumentaire technique, les chefs d'entreprise vendéens expliquent que l'actuel aéroport, qui a accueilli 4,8 millions de passagers en 2016, a de "réelles possibilités de développement", avec son "domaine foncier de 320 ha, similaire à l'aéroport de Genève, où transitent 16 millions de passagers par an, et sans avoir à exproprier". Ils mettent aussi en avant "la proximité de la plus importante zone économique du Sud-Loire avec Airbus et environ 200 entreprises qui génèrent plus de 6.000 emplois".

 

"Depuis 30 ans, l'aménagement de Nantes-Atlantique n'est plus réalisé qu'a minima, dans la seule perspective de déménagement vers Notre-Dame-des-Landes", regrettent-ils, alors que "la piste nécessite d'importantes évolutions (...) qui permettraient de ne pas survoler Nantes à basse altitude lors de l'atterrissage". Concernant l'actuel aérogare, "qui doit être aménagé et agrandi", ils estiment là encore "tout à fait possible d'agrandir et de rénover les équipements de Nantes-Atlantique pour arriver aux mêmes capacités que celles projetées à Notre-Dame-des-Landes".

 

La pétition sera adressée à Emmanuel Macron. Le président français a ouvert, avec le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, une nouvelle concertation sur le sujet.
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