DILEMNE. Le Premier ministre a confirmé qu'une décision sera annoncée avant fin janvier sur le projet polémique de l'aéroport Notre-Dame des Landes. Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, plaide pour une solution "pacifique".

Y aura-t-il ou non un second aéroport dans l'agglomération nantaise ? Sur le très délicat dossier de Notre-Dame des Landes, le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé ce dimanche 7 janvier 2018, au JDD, que l'annonce de la décision du Gouvernement serait annoncée avant la fin du mois de janvier. En attendant, il rencontre, en présence des ministres concernés, les acteurs engagés dans ce projet. Des échanges "riches" souligne le Premier ministre qui estime que ces réunions lui "sont très utiles dans la prise de décision". Et Edouard Philippe le sait, quelle que soit la décision, elle "sera difficile et critiquée". Il explique : "Parce que ce dossier a traîné, qu'il s'est enkysté et que certains de nos prédécesseurs ont tergiversé ou préféré attendre que d'autres décident".

 

"Il faut qu'on en sorte, qu'on passe à autre chose", Nicolas Hulot

 

De son côté le ministre d'Etat, Nicolas Hulot espère une solution "pacifique" quelle que soit la décision prise. "Ce projet ne vaut pas que l'on s'affronte les uns les autres", a-t-il déclaré lors d'un déplacement dans la Sarthe ce lundi. "J'ai un seul vœu sur ce projet: que les choses se fassent de façon pacifiée et pacifique", a-t-il ajouté, en réponse à une question sur une éventuelle évacuation de la Zad (zone à défendre), occupée par les opposants au projet. "On est dans un pays qui est déjà tendu pour un certain nombre de raisons, qui est dans un contexte sécuritaire pour le moins inhabituel, donc moi je ne veux pas ajouter de la tension à la tension", a développé le ministre.

 

En cas d'abandon du projet, "ce que j'espère simplement, c'est qu'il y ait un projet intelligent qui puisse s'y substituer parce que la région a besoin aussi d'un développement économique", a-t-il affirmé, alors qu'on l'interrogeait sur une solution pacifique inspirée de l'expérience du Larzac, prônée notamment par l'eurodéputé (EELV) José Bové. "Il y a une chose qui est sûre: il faut qu'on en sorte, qu'on passe à autre chose", a conclu le ministre.

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