Sur le projet très controversé de construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), l'hypothèse d'une extension du site actuel n'est "pas raisonnable" estime la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de la région Pays de la Loire.

Alors qu'une mission gouvernementale étudie la possibilité d'une extension de l'actuel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes (Loire-Atlantique), la CCI des Pays de la Loire veut peser dans les discussions. "L'hypothèse d'une extension du site actuel n'est pas raisonnable car elle serait trop longue et complexe, a estimé le 16 octobre 2017, Jean-François Gendron, président de la CCI, favorable au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Ce n'est pas impossible d'agrandir, mais on repartirait à zéro car la loi sur la biodiversité a changé et s'est complexifiée. On en a pour minimum dix ans."

 

L'étude juridique sur l'extension potentielle actualisée

 

Les représentants de la CCI ont alors transmis, ce 16 octobre 2017, à deux des trois médiateurs nommés par le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot une actualisation de l'étude juridique sur l'extension potentielle de l'aéroport de Nantes-Atlantique.

 

Rappelons que la CCI, qui avait déjà publié en 2015 une étude sur "la difficulté d'étendre l'aéroport de Nantes-Atlantique", situé à proximité de trois zones Natura 2000, a décidé cette fois-ci de la réactualiser en prenant en compte l'évolution de la réglementation environnementale. Cette nouvelle étude a été financée par la chambre consulaire et confiée au cabinet Ernst & Young.

 

Cette "étude sérieuse, faite par un cabinet indépendant, permet de clôturer le dossier d'extension éventuelle de l'aéroport actuel d'une façon claire, nette et précise, à cause des nouvelles lois et à cause du temps que ça prendrait, plus de dix ans pour éventuellement avoir la possibilité de faire une extension", ce qui n'est "pas raisonnable", a avancé le président de la CCI. Rappelons que la mission de médiation doit remettre son rapport au plus tard le 1er décembre 2017 au Premier ministre Edouard Philippe. Ce dernier a promis de trancher avant Noël.

 


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