DECISION. Le Gouvernement devrait trancher sur le dossier Notre-Dame-des-Landes dans les jours à venir. Pour le premier ministre Edouard Philippe, la décision, quelle qu'elle soit, sera critiquée. D'après des sources interrogées par l'AFP, l'abandon du projet serait l'hypothèse la plus probable.

Edouard Philippe a jugé mardi 16 janvier, devant les députés La République en marche, que la décision imminente de l'exécutif sur le très controversé projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, "quelle qu'elle soit", apparaîtrait "mauvaise" vu les critiques prévisibles, selon des propos rapportés.

 

L'annonce sur le choix de construire ou d'abandonner le très controversé projet d'aéroport, avec en corollaire l'évacuation de la "Zad" dans le bocage de Loire-Atlantique, devrait intervenir dès cette semaine, sans doute mercredi, affirment plusieurs sources, selon lesquelles l'abandon tient la corde. En réponse à un élu, le chef du gouvernement a souligné, lors de la réunion concluant le deuxième jour du séminaire du groupe majoritaire, qu'il y avait eu 107 auditions depuis janvier sur ce dossier épineux mais que ce n'était "pas forcément plus facile de se prononcer".


"Certains de nos prédecesseurs ont tergiversé"

 

Il y a une dizaine de jours, le locataire de Matignon s'était déclaré conscient, dans un entretien au Journal du dimanche, que la décision à venir, "quelle qu'elle soit", serait "difficile et critiquée" sur ce dossier "complexe". "Parce que ce dossier a traîné, qu'il s'est enkysté et que certains de nos prédécesseurs ont tergiversé ou préféré attendre que d'autres décident", avait-il ajouté.
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