Alors que le FC Nantes vient de lancer un projet visant à construire un nouveau stade de 40.000 places juste à côté de l'actuel Stade de la Beaujoire, le concours de maîtrise d'œuvre sera dévoilé fin d'année 2017. La livraison serait prévue à l'été 2022.

Après 33 ans d'activité et de grandes heures de football pour les "canaris", le stade de la Beaujoire à Nantes conçu par l'atelier Agopyan, vit ses dernières heures. Waldemar Kita, président du FC Nantes, en compagnie de la maire Johanna Rolland (PS) et Yoann Joubert, président de Réalités, groupe de promotion immobilière, ont signalé, fin septembre 2017 que la vieille enceinte sera démolie et remplacée par le Yellopark.

 

"Ce nouveau projet, basé à 100% sur des fonds privés, permettra au club du FC Nantes d'accueillir ses supporters dans un nouveau neuf de 40.000 places", nous rappelle ce mardi le président de Réalités, qui emploie 180 salariés, et produit près de 1.000 logements par an dans le grand Ouest à l'image des immeubles Unik et Origami, sur l'île de Nantes.

 

Ce nouveau stade sera construit à partir de 2019 à côté de l'actuel Stade de la Beaujoire, sur "un site de 23 hectares appartenant à la Métropole de Nantes et auquel tout le monde est très attaché." Sa livraison est prévue, elle, à l'été 2022 dans l'optique d'être candidat à l'organisation de certaines rencontres de football des Jeux Olympiques en 2024.

 

Vers une pré-sélection et des demandes d'intentions prévues à la fin de l'année 2017

 

En attendant le lancement des travaux, une pré-sélection et des demandes d'intentions des projets seront étudiées pour une désignation de l'équipe de maîtrise d'œuvre en décembre 2017. "Quant à la partie de l'aménagement autour du stade nous l'avons confié la semaine dernière à l'agence de Dominique Perrault", nous annonce Yoann Joubert.

 

Rappelons que le club avait dans un premier temps envisagé une rénovation de l'édifice construit pour l'Euro-1984. Mais ne répondant plus aux normes de sécurité et d'hygiènes actuelles, ni vraiment aux "canons des modalités" de réception actuels, cela l'avait privé de matches de l'Euro-2016 en France, précise Yohann Joubert. Ce qui a motivé la décision de le détruire pour en construire un nouveau répondant aux exigences actuelles.

 

La contenance aurait été ramenée "de 36-37.000 à 31-32.000 places"

 

La question de la rénovation aurait posé un problème économique, concède-t-il. Avant d'ajouter : "Si on avait décidé de le rénover tribune par tribune, cela aurait mis au minimum un an pour une tribune et aurait engendré des coûts supplémentaires." Rappelons qu'en cas de restructuration, la contenance aurait été ramenée "de 36-37.000 à 31-32.000 places."

 

Ce projet de stade neuf calqué, sur le modèle du nouveau Stade de Bordeaux, Matmut Atlantique ou du Groupama Stadium à Lyon, (anciennement Parc Olympique Lyonnais) comprendra également 1.500 à 2.000 logements, un centre de santé sportive, des commerces, un parking de 5.000 places et même un groupe scolaire.

 

Quant au budget, rien n'est arrêté à ce jour. "Nous parlerons de chiffres à l'échelle du projet lorsque nous aurons terminé la concertation, soit pas avant la fin du premier trimestre 2018", a conclu Yohan Joubert. Toutefois, le coût serait "autour de 5.000 à 5.500 euros la place", soit autour de 200 millions d'euros.

 

Quant au "vieux" stade de la Beaujoire, il sera bien détruit après l'inauguration du nouveau, une opération à la charge de l'entreprise YelloPark. Cette dernière sera détenue à parité par Réalités et une société-soeur de Flava, la holding personnelle de Waldemar Kita, à travers laquelle il contrôle le FC Nantes. Le club ne sera, lui, que locataire du nouveau stade.

 

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