Jamais depuis janvier 2015, le moral des professionnels de l'immobilier n'a été aussi bon. Depuis le début de l'année 2017, ils sont 87% à considérer que le marché du logement s'est amélioré. Détails.

C'est "le score le plus élevé depuis le lancement du baromètre" début 2015, annoncent les auteurs du baromètre Crédit Foncier/ CSA sur le moral des professionnels de l'immobilier. En effet, 87% des sondés ont le sentiment que le marché du logement s'est amélioré ou stabilisé au cours des quatre derniers mois, soit depuis janvier 2017. Selon eux, la remontée des taux d'intérêt, engagée depuis fin 2016, ne pénalise pas le dynamisme du marché.

 

Et 80% sont optimistes pour l'année à venir concernant l'immobilier résidentiel. Un chiffre en hausse constante depuis deux ans (en mai 2015, ils étaient 59% à être positifs). L'étude montre que c'est dans l'Ouest de la France qu'ils sont les plus positifs : 88% dans le Sud-Ouest, 85% dans le Nord-Ouest contre 75% dans le Sud-Est et le Nord-Est. Les principales raisons de cet optimisme sont : l'attractivité du marché (79%), les dispositifs publics de soutien (67%) et le niveau, encore bas, des taux de crédit (66%). A l'inverse, le contexte économique (91%), le niveau de pouvoir d'achat des ménages (79%) et les incertitudes liées à l'élection présidentielle (78%) sont les principales inquiétudes des professionnels de l'immobilier.

 

Stagnation de l'évolution des prix et du nombre de transactions

 

Enfin, interrogés sur les prix et le nombre de transactions dans le neuf et l'ancien, les professionnels s'attendent à une stabilité du marché. Dans le neuf, 53% estiment que les prix devraient rester stables dans les 12 prochains mois. Ils sont 36% à envisager une hausse contre seulement 3% à estimer une baisse. Le nombre de transactions devrait stagner selon 42% des sondés, et augmenter pour 38%.

 

La tendance est semblable dans l'ancien où 53% des sondés misent sur une stagnation des prix, 23% sur une hausse et 14% sur une baisse. En Ile-de-France, les professionnels sont plus nombreux à envisager une hausse des prix (34%), tout comme dans le sud-Ouest (31%). Enfin, concernant le nombre de transactions dans l'ancien, 48% s'attendent à une stagnation, 32% à une hausse et 8% à une baisse.
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