La mairie de Lille veut en "finir" à Euralille, devenu le troisième quartier d'affaires de France après La Défense et la Part-Dieu à Lyon, avec comme idée maîtresse une "densification" réalisable grâce à une mixité de logements et bureaux. "Vingt ans après sa création, ce quartier doit se réinventer", a-t-elle clamé.

Vingt ans après la construction de la gare TGV et de son quartier baptisé "Euralille" à proximité, arrachés après quelques années de discussion, le projet "urbain de référence et pôle d'excellence métropolitain" lancé en 1990 par Pierre Mauroy, maire de Lille à l'époque, avance encore. Toutefois, l'actuelle maire de Lille, Martine Aubry, compte "finir Euralille 3.000", a-t-elle commentée la semaine dernière lors d'une réunion publique dans une salle pleine.

 

Et d'ajouter : "On n'est pas dans un village, et quand on vit dans une ville, il faut des logements et des emplois. Une ville, ça se construit." Ce nouveau chapitre d'Euralille doit permettre de l'agrandir, précise-t-elle, d'où l'idée de rendre ce quartier "plus humain et plus vivant" afin de ne pas "refaire La Défense, avec des quartiers de bureaux et à côté des zones résidentielles" en privilégiant "une grande mixité de programmes".

 

Par ailleurs, le projet d'Euralille 3000 prévoit la construction d'ici à vingt ans de 130.000 m² de bureaux, mais aussi un millier de logements, des commerces, bars et restaurants ainsi que 5.000 m² pour le sport, la culture et les loisirs. Pour construire ces logements, Isabelle Menu, architecte urbaniste en charge du projet Euralille 3000, a prévu la création de "polders métropolitains", avec "des espaces non pas gagnés sur la mer mais sur des infrastructures routières", en l'occurrence le périphérique, qui "coupe" l'agglomération.

Rivaliser avec ses voisines européennes

"Même si certaines personnes ont pensé il y a dix ans qu'il n'y avait plus rien à faire, la ville reste toujours en mouvement et se lance des défis, et il y a encore des réserves foncières sur quinze ou vingt ans autour de la gare TGV Lille Flandres et Lille Europe", nous expliquait en 2013 Michel Bonord, directeur général de la Société publique locale Eurallile -société d'aménagement(SPL). L'objectif d'Euralille était clair à l'époque : doter l'agglomération lilloise d'un centre international d'affaires qui lui permette de rivaliser avec ses voisines européennes.

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