ESTHETIQUE. Le béton est loin d'être un matériau uniformément gris. Deux ponts en éléments architectoniques de Loire-Atlantique vont même se parer d'un matériau luminescent, qui transforme les ouvrages d'art en œuvres d'art. Joël Ferer, le directeur de l'usine Cibetec qui a développé ce béton Luciole, lève une partie du voile.

La lumière fascinera toujours les Hommes. Et son intégration à une matière brute et massive comme le béton est un axe de recherche qui anime les ingénieurs depuis longtemps. Batiactu a déjà évoqué les bétons translucides, intégrant des fibres optiques ou des résines canalisant les rayons lumineux au travers du matériau. Mais Luciole est différent : il produit sa propre lumière, à la manière des décorations phosphorescentes que l'on accroche dans les chambres d'enfant. Si on ne soupçonne rien le jour, à la nuit tombée, les éléments se mettent à briller légèrement.

 

béton Luciole
béton Luciole © O. Baco

 

Le directeur de l'usine Cibetec de Saint-Léonard (Marne), Joël Ferer, spécialiste des éléments de façade architectoniques, nous révèle : "Nous produisons des éléments en béton destinés à être vus, et nous avions parfois des demandes spéciales pour intégrer des cailloux colorés, bleus, rouges… L'idée m'est venue de faire la même chose mais avec des cailloux phosphorescents que j'avais découvert chez un fournisseur". Ces pierres, enrobées d'un produit phosphorescent, sont incorporées dans le béton frais, selon une méthode secrète, mis au point dans l'usine : "Elles sont insérées au moment du coulage et nous avons trouvé un procédé pour les maintenir à la surface". Si tel n'avait pas été le cas, le volume de pierres phosphorescentes à insérer pour obtenir le même résultat esthétique aurait été multiplié par trois. La formulation du béton reste, elle, parfaitement classique, tout comme les propriétés mécaniques des éléments obtenus.

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