A l'occasion des Assises de l'Association des maires d'Ile-de-France, les 9,10 et 11 avril, le 10e baromètre Amif/JDD révèle que le logement et l'urbanisme demeurent l'une des principales préoccupations des élus franciliens : 44 % les ont cités cette année tout comme en 2012.

Alors que débutent les assises de l'Association des maires d'Ile-de-France (AMIF), le 10e baromètre réalisé par l'Association des maires franciliens et le JDD dévoile que le logement et l'urbanisme demeurent les principales priorités des élus d'Ile-de-France : 44 % les ont cités cette année tout comme l'année dernière. La fiscalité locale devient ainsi désormais la troisième préoccupation des maires, enregistrant 40 % des réponses apportées contre 34 % en 2012.

 

Toutefois, les maires franciliens sont, en majorité, moins préoccupés par les nouvelles technologies (53 %), le Grand Paris (48 %) et la propreté ou la lutte contre le bruit (28 %). Pour autant, comme en 2012, les villes de plus de 10.000 habitants ne font pas apparaître le Grand Paris dans cette liste, ce qui semble signifier, d'après le baromètre, que seuls les maires de l'agglomération parisienne se sentent concernés par ce projet.

 

72 % d'entre eux se voient opposés au durcissement de la loi SRU
La révision à la hausse des objectifs de la loi SRU se voit opposer 72 % d'opinions défavorables parmi les maires. L'engagement des maires sur ce sujet, démontré à nouveau par ce questionnaire, semble aller à l'encontre de la réalité de la construction en Ile-de-France. "En effet, l'objectif de 70.000 logements paraît inatteignable dans un contexte où le nombre de logements construits chaque année n'a cessé de diminuer. Pour cela, les Maires mobilisés sur la question du logement (Assises de l'Habitat Francilien), y compris du logement social, semblent se sentir pénalisés par une mesure a priori peu en phase avec les réalités", indique l'Amif dans un communiqué.

 

Au sujet des loyers, les maires franciliens souhaitent majoritairement qu'ils soient encadrés. En effet, 58 % d'entre eux sont favorables à une loi en ce sens qui viserait à lutter contre l'envolée des prix du marché de l'immobilier. Cependant, cette tendance a légèrement diminué par rapport à l'année 2012 (65 %). La mise en place de cette mesure à l'été 2012 n'a, pour certains, peut-être pas eu l'effet escompté, observe l'association des maires franciliens.

 

Par ailleurs, les arbitrages rendus par le Premier ministre le 6 mars dernier sur le Grand Paris Express ne semblent pas avoir convaincu la majorité des maires. 69 % d'entre eux s'en disent insatisfaits, signale le baromètre. Alors que la crise économique et la montée continue du chômage inquiètent les élus et leurs administrés, la question de l'emploi est tout à fait centrale pour l'avenir de la région capitale. 55 % des maires ont ainsi estimé que l'emploi était le volet à développer dans le Grand Paris, assez nettement devant le logement (20 %), pourtant préoccupation majeure des élus, complète le baromètre.

 

Les maires pointent une "complexité administrative trop grande"
Comme chaque année, en tête de ces difficultés, 40 % des maires pointent également une "complexité administrative trop grande". Ce chiffre augmente considérablement pour les communes de moins de 5.000 habitants (63 %), qui ne bénéficient pas de services adaptés à ces contraintes. Au deuxième rang et dans les mêmes proportions que l'année passée, l'autonomie financière des communes est jugée insuffisante pour 31 % des maires. En Ile-de-France, la très grande majorité des maires ayant répondu à la question a le sentiment d'être l'élu le plus apprécié de ses administrés (82 %).
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