Quarante-trois mesures viennent d'être élaborées par la mairie de Paris dans le cadre de la candidature de la capitale aux Jeux Olympiques de 2024. Sont concernés dans ce plan d'action : une nouvelle ligne de tramway traversant la ville d'Est en Ouest, une continuité cyclable jusqu'aux sites olympiques et des aménagements d'espaces sportifs.

Candidate malheureuse face à Londres pour l'organisation des JO 2012, Paris a dévoilé, ce dimanche 8 mai, un plan d'actions de 43 mesures, après avoir remis en février dernier au Comité international olympique (CIO) le premier dossier de candidature de Paris 2024.

 

La maire Anne Hidalgo n'a donc pas attendu le futur Conseil de Paris, prévu les 17 et 18 mai prochains en présence de Bernard Lapasset et Tony Estanguet, coprésidents de Paris 2024, pour expliquer ses ambitions au Journal du Dimanche (JDD) dans un document intitulé "Les jeux Olympiques et paralympiques, accélérateurs de politiques publiques." Avant de préciser que le début de mise en œuvre ou le lancement des études démarreront dès cette année.

 

L'objectif est clair, a martelé l'élue parisienne dans le même journal : "Faire en sorte que cette candidature soit utile aux Parisiens. C'est un moteur extraordinaire qui permet d'aligner les planètes, de mobiliser tous les acteurs, d'accélérer et d'amplifier les projets de la Ville dans tous les domaines."

 

Vers une nouvelle ligne de tramway pour faciliter l'accès des sites

 

Parmi les mesures principales : une nouvelle ligne de "tramway léger d'une nouvelle génération" de 13 km traversant Paris d'Est en Ouest est dans le viseur de la mairie de Paris pour faire face à la fermeture définitive à la circulation automobile des berges - entre le tunnel des Tuileries et le bassin de l'Arsenal - dès l'été prochain. Cette "ligne olympique" longerait ainsi la Seine sur les quais hauts rive droite.

 

"À l'ouest, son terminus se situerait dans les Hauts-de-Seine, au niveau d'une gare de la future ligne 15 du Grand Paris Express (Issy RER ou Pont-de-Sèvres) alors qu'à l'est, cela concernerait le côté Val-de-Marne (Les Ardoines)", précise le JDD. Entre les deux, cette "liaison à haut niveau de service" devrait desservir ainsi de nombreux sites olympiques comme le Parc des Princes, le stade Jean-Bouin, Roland-Garros, l'Accorhotel Arena, Bercu Arena II, la tour Eiffel, le Grand Palais, ou encore l'esplanade des Invalides.

 

Pistes cyclables et sentiers de randonnée

 

Le plan d'actions prévoit également une "continuité cyclable" qui permettra de "faire converger" le plan vélo (Ndlr : 150 millions d'euros prévus pour passer de 700 km de voies cyclables à 1.400 km, avec pistes sécurisées sur les grands axes) avec celui des communes riveraines.

 

"Des pistes cyclables borderont les rives du canal Saint-Denis, qui mène au Stade de France, au futur centre aquatique et au village olympique (sur L'Île-Saint-Denis)", indique le JDD. Par conséquent, dans le sens d'un "effacement" de la frontière entre Paris et la Seine-Saint-Denis, le réaménagement complet de la porte de la Chapelle (18ème) devrait être accéléré.

 

La mairie de Paris souhaite également créer un "sentier de randonnée (Ndlr : 35 km) qui ferait le tour de Paris et dont l'aspect paysager serait particulièrement soigné et la biodiversité des espaces préservée, alliant sport et espace vert". Cette continuité piétonne traverserait donc 38 portes, les bois des Boulogne et de Vincennes et une multitude de stades municipaux, qui pourront être végétalisés. "Sa mise en œuvre pourra commencer en 2018", a affirmé Anne Hidalgo.

 

"Places et rues sportives"

 

Enfin, la municipalité parisienne souhaite créer des "places et rues sportives", ou encore installer des agrès et autres terrains de sport sur 27 sites, identifiés par l'Atelier parisien d'urbanisme (APUR). "Des espaces sportifs doivent aussi être aménagés - par les bailleurs - dans l'habitat social, en pied d'immeuble. Ils seront gérés par le mouvement associatif et des animateurs de la Ville", ajoute la mairie de Paris.

 

Rappelons que la majorité de ces nouvelles mesures figurent déjà dans le Programme d'investissement de la mandature (PIM), a précisé la ville de Paris ajoutant que certaines, "les plus structurantes, nécessiteront des financements extérieurs (État, Région, établissements publics…) ou des abondements de la Ville sur la prochaine mandature."

 

En attendant de présenter ces 43 actions la semaine prochaine au Conseil de Paris, la seconde mouture du dossier de candidature sera envoyée en octobre 2016. Quant au verdict de l'élection de la ville-hôte, il aura lieu le 13 septembre 2017 à Lima au Pérou. Côté budget, Paris souhaite ne pas dépasser les trois milliards d'euros de dépenses prévus sur un budget total de 6,2 milliards d'euros.

 

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