RETOUR D'EXPERIENCE. Les solutions de chauffage, de production d'eau chaude et de ventilation ont leur part dans l'amélioration des performances et du confort des habitations. Le programme Je Rénove BBC mené en Alsace révèle les travaux qui ont été accomplis afin d'atteindre les niveaux requis. Dans le cas de la ventilation, de sérieux problèmes ont été notés. Découvrez-lesquels.

Les enseignements du programme Je Rénove BBC, qui s'est déroulé en Alsace entre 2009 et 2017 avec l'amélioration des performances thermiques de 500 maisons individuelles, sont variés et nombreux. Si les travaux sur l'enveloppe apparaissent comme prioritaires, afin de ne plus chauffer en vain un logis mal isolé ou non étanché, ceux portant sur les systèmes de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire (ECS), réalisés dans un deuxième temps, apportent un surcroît de confort et un gain économique en adaptant la solution aux nouveaux besoins de l'habitat rénové. Batiactu s'intéresse aujourd'hui aux conclusions tirées des centaines d'opérations alsaciennes.

 

Une grande majorité des habitats a fait l'objet de travaux sur ces systèmes, surtout dans le cas de la cinquantaine de chantiers pionniers, dont l'objectif était de réduire les consommations et factures d'énergie ainsi que les émissions de CO2. Sur cet échantillon de 56 maisons, 89 % ont fait l'objet d'un changement partiel ou total. Dans le cas des habitations individuelles suivantes, qui se focalisaient davantage sur l'isolation en permettant de temporiser des interventions sur la production de chaleur et d'ECS, ce nombre descend à 63 %, ce qui reste toutefois important.

 

Le fioul abandonné au profit du gaz, de l'électricité et du bois

 

Et les évolutions sont notables : après rénovation, les énergies principales des foyers sont le gaz (44,8 %) et l'électricité (25,4 %), qui progressent respectivement de +9,7 % et +11 % au détriment du fioul qui ne représente plus que 14 % des cas (-23,1 %). Le bois énergie, qui réalise lui aussi un bond, parvient au même niveau que lui, à presque 14 % (+7 %). Il faut noter que l'usage de chauffage d'appoint augmente lui aussi, passant de 10,3 % à 19,1 % des logements après travaux. Une évolution marquée par l'adoption du bois comme appoint (+9 %). L'usage de l'électricité dans ce rôle reste stable, utilisé principalement si l'installation de chauffage principal est, elle-aussi, électrique. Pour les systèmes techniques proprement dits, les chaudières fioul et gaz s'affichent en recul, tout comme les radiateurs électriques. En revanche, chaudières à condensation, pompes à chaleur et systèmes bois (chaudières ou poêles), sont en hausse.

 

Concernant la production d'ECS, même topo : le fioul perd du terrain (-20,7 %) pour ne plus représenter que 7,7 % de l'échantillon, au profit de l'électricité (+11,7 %), du gaz (+3 %) et de l'énergie bois (+2,3 %). Ainsi, c'est l'électricité qui devient majoritaire dans ce panorama (40,8 % des installations de production d'ECS) devant le gaz (34,4 %), tandis que le couplage solaire thermique et électricité occupe la troisième place (8,7 %). Dans la majorité des cas, cette production est liée au système de chauffage principal. Dans les systèmes non liés, l'étude JRBBC note une désaffection pour les ballons électriques (-13,7 %) alors que les ballons thermodynamiques suivent la tendance inverse (+13,4 %). « Les chauffe-eau solaires individuels avec appoint électrique connaissent des augmentations significatives (+7,1 %) », souligne l'étude qui estime que les évolutions constatées sont cohérentes avec la progression observée de l'électricité et du couplage avec le solaire thermique.

 

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