Batiactu: Sur la phase 2 du concours, que vous inspirent les solutions de la MGP ? Sont-elles tranchées ?
Jean-Michel Daquin :

La démarche est plus sage. Au lieu de demander à des centaines d'équipes de rendre un dossier trop lourd, la consultation se déroulera en deux phases seulement. La sélection se fera plus tôt sur des éléments "plus légers" (Ndlr : méthodologie d'équipe et note d'intention) pour conserver seulement trois équipes par site et éviter à des centaines d'autres de s'investir en pure perte.

 

Au-delà de ces modalités positives, il faut souligner l'implication de l'Etat et de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) qui soutiendront les porteurs de projets innovants lors de cette consultation au travers de son programme "La ville de demain". C'est une avancée importante pour décloisonner ce type de procédure et affirmer le rôle indispensable des instances publiques.

 

Didier Chinardet :

En phase 2, deux hypothèses se présenteront aux équipes candidates : soit l'équipe candidate est retenue sur un dossier comprenant une description de la manière dont le mandataire a prévu de rémunérer l'architecte, élément qui sera apprécié par le jury, au même titre que le reste des pièces du dossier proposé, soit l'équipe candidate n'est pas retenue, et le mandataire devra verser à l'architecte la rémunération sur laquelle il s'est engagé en phase 1. Cela reste flou dans le règlement au stade actuel de sa rédaction aussi bien au niveau du rendu du projet architectural que du point de vue financier. Le règlement devra être précisé afin de lever toute ambiguïté sur ce point très sensible pour notre profession.

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