En travaillant sur les procédés, les filières d'approvisionnement et les formulations, les industriels du ciment cherchent à réduire l'empreinte écologique du béton. Le SFIC a récemment publié une synthèse évoquant les différents axes de R&D explorés à ce jour. Tour d'horizon.

Depuis 1990, l'industrie cimentière française a réussi à diminuer ses émissions de gaz carbonique brutes de -39 %. Elle n'en reste pas moins une industrie qui consomme de grandes quantités d'énergie : cette dernière représente un quart du coût de revient d'une tonne de ciment, car elle intervient à toutes les étapes de la production. L'électricité est par exemple nécessaire pour extraire, broyer, mélanger ou homogénéiser les matières premières, tandis que la chaleur des fours est obtenue par combustion de divers matériaux. Afin de réduire son empreinte environnementale, la filière met en avant un ensemble de mesures destinées à diminuer les émissions de CO2.

 

Elle mise par exemple sur l'utilisation de combustibles alternatifs. Le Syndicat français des industries cimentières (Sfic) précise : "En 2014, 950.000 tonnes de déchets énergétiques sélectionnés pour leur compatibilité avec le procédé cimentier ont été valorisées en remplacement de combustibles fossiles, ce qui a permis d'économiser l'importation de plus de 500.000 tonnes équivalent pétrole". La proportion de ces sources alternatives (qui incluent de la biomasse et comportent les huiles, pneus usagés, résidus de solvants et peintures, farines animales…), a régulièrement progressé, passant de 4,9 % en 1990 à 35,8 % en 2014. En ligne de mire, l'atteinte d'un taux de 50 % d'ici à 2020. Les industriels misent sur le développement de la filière des "combustibles solides de récupération" dont le ministère de l'Ecologie estime le gisement potentiel à 2,5 millions de tonnes dont 1 Mt pourrait être valorisée en cimenterie.

 

Découvrez les différentes pistes explorées.
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