Des medias britanniques affirment que la municipalité locale a fait pression pour diminuer le coût de la rénovation de la Grenfell tower, ravagée par un incendie le 14 juin. La qualité du bardage, notamment, aurait été sacrifiée.

La polémique est à son comble, en Grande-Bretagne, à propos de l'incendie de la Grenfell Tower, à Londres, qui a fait 80 morts le 14 juin 2017. Ainsi, la BBC et le Times ont récupéré des documents et des témoignages indiquant que les municipalités concernées (Kensington et Chelsea) ont opéré des "pressions constantes" pour diminuer le coût de la rénovation de la tour d'habitation. Pour rappel, celle-ci comprenait notamment une isolation thermique par l'extérieur, pointée du doigt pour avoir été à l'origine de la propagation très rapide des flammes le long du bâtiment.

 

Le Times affirme notamment être en possession de courriels révélant que la qualité du bardage anti-incendie de la tour avait été revue à la baisse pour économiser 333.000 euros. Ceci afin de "contenter le chef du conseil" local. Ainsi, des panneaux en aluminium ont été préférés à des panneaux en zinc, d'après la BBC.

 

Des panneaux qui résistaient mieux au feu étaient initialement prévus

 

Les panneaux en zinc auraient-ils mieux résisté au feu ? La BBC signale qu'un premier plan de la rénovation faisait appel à des panneaux de zinc, donc, encadrant un coeur en spécialement conçu pour retarder le feu (fire resistant).

 

Les médias britanniques signalent par ailleurs que 149 échantillons de bardage de tour d'habitation n'ont pas réussi les tests anti-incendie réalisés dans l'urgence depuis le drame.

 

En France, de très nombreuses tours ont fait l'objet d'une rénovation par l'extérieur. Mais, selon de nombreux acteurs, la réglementation incendie y est particulièrement exigeante et protège mieux les bâtiments français qu'elle ne le fait outre-Manche.
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