Les barrages et retenues d'eau constituent encore la première source d'électricité verte en France. La puissance installée, très stable, s'établit à 25,5 GW pour une production annuelle de 58,7 TWh (soit 11 % de l'électricité du pays), un chiffre qui a reculé en 2015, en relation avec un déficit de précipitations. Les centrales hydroélectriques sont principalement déployées dans des régions montagneuses comme les Alpes ou les Pyrénées : la région Auvergne-Rhône-Alpes concentre à elle seule, 43 % des capacités françaises, devant l'Occitanie (17 %) et PACA (15 %). Ce parc français est le premier de toute l'Union européenne, devant celui d'autres pays montagneux comme l'Italie (22 GW), l'Espagne (20 GW) ou la Suède (16 GW). Le champion continental reste toutefois la Norvège avec 31 GW installés qui couvrent ainsi 96 % des besoins électriques du pays.

 

L'année 2016 a été marquée par "l'accompagnement des petites installations et l'ouverture à la concurrence des concessions". On notera que le potentiel hydroélectrique français repose sur quatre typologies de centrales : au fil de l'eau (7,6 GW), de lac (9 GW), d'éclusée (4,2 GW) ou de station de transfert d'énergie par pompage (4,5 GW). Ces dernières constituent un outil de stockage de l'électricité de grande échelle, utile à la transition écologique.
Du côté de l'emploi, la filière historique de l'hydroélectricité fait travailler 12.400 personnes sur 2.200 sites de production, pour un chiffre d'affaires de 3,5 Mrd € (en 2015). Le quart de ces emplois restent mobilisés pour l'installation et la modernisation des centrales. "De nouvelles technologies émergent, notamment pour équiper à moindre coût des seuils existants de faible hauteur", souligne Observ'ER. Mais la PPE reste peu ambitieuse pour la filière et prévoit seulement que le parc stagne à 25,3 GW en 2018 et 25,8 GW en 2023, pour une production stabilisée aux alentours de 61-63 TWh/an.
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