CALENDRIER. Après avoir appris les projets du Gouvernement en matière de décalage du Grand Paris Express, le département de l'Essonne, par la voix de son président François Durovray, s'inquiète des conséquences pour les franciliens.

Un retard "inadmissible". C'est ainsi que le département de l'Essonne, dans un communiqué de presse du 7 février 2018, s'insurge contre les projets gouvernementaux en la matière. Ceux-ci ont été communiqués le 6 février par Élisabeth Borne, ministre des Transports, à l'ensemble des présidents de conseils départementaux, la maire de Paris et le vice-président de la région Ile-de-France en charge des transports.

 

Résultat des courses : "La ligne 15-Ouest est annoncée pour 2029 au lieu de 2027 ; la ligne 17-Nord est annoncée pour 2026 au lieu de 2024 ; la ligne 18 est désormais annoncée au mieux au printemps 2025, voire été 2026 en tenant compte des aléas." Soit, d'après le département de l'Essonne, des délais de réalisation "encore retardés par rapport à ceux figurant dans le rapport de la Cour des comptes".

 

"Il n'y a aucune raison que les lignes qui desserviront les Jeux Olympiques 2024 soient privilégiées."

 

Pour rappel, les pouvoirs publics comptent décaler ces chantiers pour des raisons de dérapages des coûts et d'une infaisabilité technique compte tenu des délais fixés en premier lieu.

 

Pour Philippe Durovray, président du conseil départemental, "le calendrier ne devait pas être la résultante de contraintes techniques. [...] Au contraire, il fallait prévoir des moyens techniques supplémentaires - notamment en matière de tunneliers - pour respecter au mieux le calendrier initial. Il n'y a aucune raison que les lignes qui desserviront les Jeux Olympiques soient privilégiées au détriment des lignes de métro qui pourraient améliorer le quotidien de milliers de Franciliens".

 

Des tunneliers supplémentaires à mettre en œuvre ?

 

Une rencontre technique aura lieu ultérieurement entre la Société du Grand Paris et le Centre d'études des tunnels afin de faire le point sur d'éventuels tunneliers supplémentaires à mettre en œuvre. "En parallèle, la SGP doit également déterminer les surcoûts liés aux décalages des chantiers", ajoute François Durovray.
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