La direction régionale Île-de-France de l'Ademe a lancé les sessions 2013 des appels à candidatures « Géothermie profonde » et « Réseaux de chaleur » qui s'adressent aux maîtres d'ouvrages, publics ou privés, qui souhaitent bénéficier d'un accompagnement dans le développement de ce type d'installations.

Le 18 septembre dernier, lors des Assises des énergies renouvelables en milieu urbain, l'Ademe avait présenté les résultats de trois études portant sur les réseaux de chaleur, la biomasse et la géothermie. La direction régionale francilienne lance aujourd'hui un appel à candidatures pour des projets de géothermie profonde et de réseaux de chaleur. L'objectif est, à terme, de raccorder à des réseaux de chaleur 450.000 équivalents logements d'ici à 2020, en plus de 1,1 million déjà reliés en Île-de-France. Afin de respecter les contraintes environnementales, seuls les réseaux alimentés en majorité par des sources renouvelables (biomasse et géothermie) ou par des sources de récupération (incinération d'ordures ménagères) seront accompagnés. Les appels à candidatures 2013 s'adressent aux maîtres d'ouvrages, publics ou privés, pour des projets de création de nouveaux réseaux ou d'installations géothermiques, d'extensions structurantes ou d'interconnexions des réseaux et de réhabilitation d'installations existantes (remplacement de forages par de nouveaux doublets notamment). Certains points, comme la pérennité des sources d'énergie, la maîtrise de la pérennité du réseau (via le schéma directeur) ou les prospects envisagés, seront particulièrement étudiés dans les dossiers.

 

Dans le cadre du Fonds chaleur 2013
Actuellement, en Île-de-France, 127 réseaux de chaleur représentant près de 9.400 MW de puissance installée et 13,6 TWh de chaleur délivrée, ont été recensés. D'une longueur de 1.420 km, ils desservent près de 12.000 sous-stations et 50 % de la chaleur livrée par la totalité des réseaux du pays. Ces réseaux franciliens sont alimentés par des installations de cogénération (50 %), par la géothermie (22 %) ou par des usines d'incinération (9 %). Les énergies renouvelables représentent donc environ 30 % de l'énergie primaire consommée, ce pourcentage devant dépasser les 50 % à la fin de la décennie.

 

Les deux appels à candidatures s'inscrivent dans le dispositif national du « Fonds chaleur », mis en place par l'Ademe en 2009. Près d'un milliard d'euros aurait déjà été dépensé en 4 ans pour financer une centaine de projets de centrales à chaleur sur l'ensemble du territoire français, dont une vingtaine en 2012. L'enveloppe prévue pour ce Fonds chaleur devrait toutefois diminuer l'an prochain de 6,4 % pour s'établir à 220 M€. La date limite de soumission des dossiers est fixée au 21 février 2013. Tous les détails sont consultables sur www.ile-de-france.ademe.fr

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