DIFFICULTES. Six mois après son lancement officiel, il semblerait que la Foncière solidaire connaisse des débuts laborieux, d'après un article du Canard enchaîné.

L'annonce du lancement d'une foncière solidaire, fin 2016, avait été très bien accueillie par les professionnels de la construction. Mais, plus d'un an après, un premier bilan tiré par le Canard enchaîné daté du 3 janvier 2018 ne porte pas à l'enthousiasme.

 

Pour rappel, la raison d'être de cette Foncière solidaire, pilotée par Christophe Caresche, est d'accélérer la mobilisation du foncier public dans le but d'y construire logements et HLM. Six mois plus tard le lancement officiel de cet organisme, "le bilan fait rêver", d'après l'hebdomadaire satirique. "Zéro achat, et pas la moindre transaction dans les tuyaux."

 

La Foncière solidaire n'est pas sûre de pouvoir utiliser son budget en 2018

 

"Je découvre des résistances incroyables pour acheter des terrains de l'Etat", explique Christophe Caresche au Canard enchaîné. Et la Direction de l'immobilier de l'Etat semble freiner des quatre fers pour vendre des terrains en dessous des prix du marché. Exemple avec l'ancienne école d'architecture désaffectée de Nanterre (Hauts-de-Seine). "On s'est porté acquéreur, mais, en décembre, les services de l'Etat ont changé d'avis. Subitement, au bout de treize ans, ils ne vendent plus !", explique Christophe Caresche. "Et c'est pareil pour un tiers des terrains qu'on avait ciblés !"

 

En conséquence, la Foncière solidaire n'est pas sûre de pouvoir écouler 60 millions d'euros dont elle dispose pourtant en 2018 dans le but de libérer du foncier.
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