Greenpeace et sept associations anti-nucléaire viennent de déposer un recours administratif pour l'arrêt du chantier de l'EPR de Flamanville. Les contestataires vont également, dans un second temps, saisir le Conseil d'Etat pour demander l'abrogation du décret autorisant les travaux.

"Le chantier de l'EPR de Flamanville n'aurait jamais dû débuter." C'est la conviction de l'association écologiste Greenpeace et de sept autres ONG environnementales (1). Ces organismes viennent donc de déposer un recours administratif auprès du Premier ministre pour abandonner le projet, et s'apprête à saisir le Conseil d'Etat pour demander l'abrogation du décret d'autorisation du chantier.

 

Les ONG motivent leur décision par les récentes révélations concernant les problèmes de gestion de la qualité au sein de la filière nucléaire française. "Depuis 2005, EDF et Areva savaient que l'usine Creusot Forge d'Areva n'était pas en capacité de produire des pièces conformes aux normes de sûreté", expliquent les organismes contestataires dans un communiqué de presse. "Pendant plus de dix ans, EDF et Areva ont donc laissé fabriquer des pièces défectueuses pour les centrales nucléaires, dont l'EPR de Flamanville. Si, en 2005-2006, ces informations avaient été publiques, le chantier de l'EPR n'aurait sans doute jamais vu le jour."

 

Pour Greenpeace, enfin, "aucun des deux industriels n'a les capacités financières pour poursuivre les travaux".

 

(1) Sortir du nucléaire, Notre affaire à tous, France Nature Environnement, l'Observatoire du nucléaire, le Crilan, la Criirard et Stop EPR.
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