CAMELEON. A Paris, un foyer de travailleurs migrants, rénové et étendu, s'est paré de ses plus beaux atours avec une façade en terre cuite qui change de couleurs en fonction de la lumière.

Ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de croiser un logement social habillé d'une façade multicolore en terre cuite, comme c'est le cas de la résidence Lorraine. Il s'agit d'une résidence sociale et d'un restaurant, situés dans le dix-neuvième arrondissement de Paris, qui viennent d'être couronnées du prix Duo@work (avec le fabricant Terreal).

 

Le choix qui a été fait, notamment par l'agence Périphériques architectes et le maître d'ouvrage, Coallia habitat, a été de faire appel en façade à des bardeaux de terre cuite émaillée et irisée. Un choix assez onéreux, dans le cadre de ce programme de restructuration-extension d'un foyer de travailleurs immigrés, édifié en 1978 par l'architecte Anthony Bechu. Une partie de l'existant, contaminée par de l'amiante, a été conservée, l'autre détuite pour laisser place à un nouveau bâtiment. Aujourd'hui, le complexe contient quatre éléments.

 

Durabilité et rentabilité à long terme

 

"Nous avons bien évidemment été sensibles à la pérennité du matériau qui ne nécessite ni entretien ni reprises au fil du temps. En résumé, nous avons fait le choix d'un produit très qualitatif, développé spécialement pour le projet, en pariant sur sa durabilité et donc une rentabilité à long terme", explique Benoît Narcy, responsable de Programmes chez Coallia habitat, maître d'ouvrage.
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