ENR. C'est un événement qui était attendu. Ce 13 octobre 2017, la première éolienne en mer de France a été inaugurée par Sébastien Lecornu, secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire.

"Cette installation est un succès européen", se félicite le ministère de la Transition écologique et solidaire. Depuis 2013, sept partenaires européens, dont trois français (Ideol, Bouygues Travaux Publics et l'École centrale de Nantes), ont en effet travaillé sur le projet "Floatgen". La première éolienne en mer de France vient d'être inaugurée en grande pompe ce vendredi 13 octobre 2017 à Saint-Nazaire. Pour Sébastien Lecornu, secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, il "s'agit d'une innovation majeure : cette première éolienne en mer est la première d'une nouvelle génération d'éoliennes flottantes. S'affranchissant de la contrainte de profondeur, elle peut être installée plus loin au large des côtes où le vent est meilleur et l'impact visuel réduit".

 

Devant une assemblée nombreuse, il a déclaré : "Cette éolienne est la preuve qu'il est possible de libérer les énergies, les bonnes volontés, les projets et l'enthousiasme qui font notre pays… tout en associant et en protégeant nos concitoyens, en commençant par les plus fragiles, dans les transformations vers lesquelles nous nous engageons résolument, avec détermination et un souci constant de garder chacun à bord".

 

L'éolien flottant, "un marché très prometteur"

 

Cette première éolienne offshore de France a la particularité d'être flottante, une technologie encore émergente puisqu'il n'existe à l'heure actuelle que six démonstrateurs à travers le monde, contre plus de 3.600 éoliennes dites "posées".

 

Assemblée sur terre, "Floatgen" doit être remorquée début 2018, en fonction des conditions météorologiques, à 22 km du rivage, au large du Croisic, sur un site d'expérimentation d'un kilomètre carré opéré par l'école centrale de Nantes. Une fois raccordée au réseau électrique, par un câble haute tension déjà en place, elle fera pendant deux ans l'objet de tests en conditions réelles. Posée sur un flotteur en béton, matériau plus léger que l'acier utilisé dans des projets concurrents, elle doit être capable de résister aux tempêtes et à des vagues de 16 mètres

 

Ce projet va au-delà des frontières de la France puisque l'Union européenne soutient "Floatgen" en apportant dix millions d'euros via le 7e Programme-cadre de recherche et de développement technologique. Le ministère rappelle aussi que l'Ademe a accordé 5,7 millions d'euros pour l'installation de cette éolienne de 2 MW et 2,5 millions d'euros pour les essais préalables, au titre du programme des investissements d'avenir.

 

Le ministère fait également valoir que "ce démonstrateur industriel ouvre la voie à une filière européenne sur le marché très prometteur de l'éolien flottant" et ajoute que "rien que le potentiel français est déjà très important, avec une estimation de 6 GW à installer d'ici 2030 (soit 3,6 centrales nucléaires EPR)".

 

 

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