
Création : Toufik Boumessaoud ©
Des espaces verts modernes (diaporama)
L’organisation interprofessionnelle pour la valorisation des produits et métiers de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, Val’hor, a trouvé un nouveau moyen de promouvoir le végétal. Afin de se faire connaître et de présenter ses métiers, elle a eu l’idée d’organiser un concours. Baptisé
Les Victoires du Paysage, il récompense les entreprises, les collectivités publiques et les particuliers ayant confié à un professionnel du paysage l’aménagement d’un espace vert.
"L’objectif est de valoriser le végétal à travers des réalisations contemporaines et montrer ainsi sa place prépondérante dans les préoccupations d’aujourd’hui, tant dans le domaine public que privé", a spécifié Dominique Douard, président de la Commission des Métiers du Paysage de Val’hor, lors de la cérémonie de remise des prix.
"Vision dynamique de l’espace paysager"
Pour cette première édition, le jury, composé de journalistes et d’architectes paysagistes, a choisi de décerner un trophée à 18 réalisations parmi les 24 sélectionnées.
"Nous attendions qu’elles soient exemplaires et représentatives des espaces paysages actuels", indique Dominique Douard en sa qualité de président des Victoires. N’ont, par conséquent, été retenus que les projets proposant
"une vision dynamique de l’espace paysager".
Au sein du palmarès, certaines réalisations se distinguent par leur caractère atypique, par exemple le jardin du phare de Chassiron à l’île d’Oléron qui dessine depuis le ciel une gigantesque rose des vents. Jean-François Galinet, l’architecte paysagiste en charge de son élaboration explique :
"Nous avons conçu de vraies allées pour le public, organisé un circuit pour que les gens puissent déambuler, planté des massifs de type jardin sec, intégré très peu d’engazonnement et des plans d’eau nous permettent d’économiser de l’arrosage". D’autres, à l’instar du jardin
Le Champ de la Rousse à Echirolles en Isère, sortent du lot par leur aspect innovant. Pour celui-ci, la mission confiée aux paysagistes était de créer un jardin
"expérimental" de lutte contre les pollutions de la ville :
"Nous avons beaucoup travaillé sur la consommation d’eau, la biodiversité, la santé et la maîtrise des coûts d’entretien", indique le maire.
Le jury a par ailleurs également tenu à récompenser les projets présentant des enjeux élevés. Deux mentions spéciales ont ainsi été décernées, l’une à la
Cité-Jardins du Plessis Robinson (92) pour avoir su s’inscrire dans le cadre de la reconstruction d’un quartier et l’autre au Parc du Château de Drée, en Belgique, pour lequel les concepteurs ont su créer de nouveaux aménagements respectueux du style de l’époque.