DECHETS DU BTP. Agacé par les déposes illégales de déchets dans sa ville, le maire de Vélizy-Villacoublay (78) avait décidé le 21 novembre 2017 de passer à l'action en rendant à ses propriétaires indélicats leurs déchets. Une initiative saluée par bon nombre d'élus victimes de ce type de faits mais qui vaut aujourd'hui à l'édile des Yvelines d'être attaqué en justice.

Rebondissement dans l'affaire des déchets BTP rendus à son propriétaire. Le maire de Vélizy-Villacoublay (78) qui avait déversé des carreaux de plâtres, laissés illégalement sur un chantier de la ville par un habitant, vient d'être attaqué en justice par ce dernier. Son avocate, Me Delphine Meillet, contactée par Vélizy TV, explique que son client a décidé à son tour de porter plainte, choqué "d'avoir été publiquement et médiatiquement si stigmatisé". "Nous attaquons sur le fondement de violation de domicile", a-t-elle indiqué au Parisien.

 

Pour rappel, le 21 novembre 2017, Pascal Thévenot, maire de Vélizy, avait décidé de passer à l'action pour lutter contre les décharges illégales de matériaux de BTP sur l'un des chantiers les plus importants de la ville. Depuis plusieurs mois, ses services devaient en effet faire face à ces dépôts sauvages. Des incivilités qui coûtent environ 2.000 euros par semaine. Agacé, l'élu avait alors installé des caméras de vidéosurveillance pour retrouver les auteurs. Ce fut le cas d'un habitant d'un quartier pavillonnaire. Après avoir porté plainte contre ce particulier, le maire avait alors décidé de lui rendre ses déchets.

 

Les décharges illégales se sont arrêtées

 

Conscient que cela n'était pas légal, le maire nous avait confié : "J'assume, car il faut que cela s'arrête." Aujourd'hui, même s'il est attaqué à son tour, Pascal Thévenot dit ne pas regretter. Depuis que cette histoire a été médiatisée, il nous a dit "recevoir de très nombreux courriers et messages d'encouragement et de soutien" de la part de ses administrés mais aussi d'élus qui aimeraient bien faire la même chose. Mais surtout, il est ravi de nous informer que depuis, aucun dépôt sauvage n'a été enregistré sur la commune.

 

Prochaine étape pour l'élu le 24 janvier 2018, où il devra se présenter devant le tribunal de Grande instance de Versailles pour répondre de l'accusation émise à son encontre. Il risque une amende pouvant atteindre 1.500 euros.
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