Les professionnels des combustibles, carburant et chauffage s'inquiètent d'un amendement au projet de loi de finances 2018 excluant les chaudières au fioul du Crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE). Pour eux, cela entraînerait un coup d'arrêt dans la modernisation des matériels de chauffage au fioul.

Un amendement au projet de loi de finances pour 2018 provoque l'ire de la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C). "Ce texte stoppe brutalement le Crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) pour toutes les chaudières fioul, y compris les chaudières les plus performantes, sans aucune dégressivité", s'inquiète l'organisation dans un communiqué de presse. Si cet amendement était adopté en séance publique, il "mettrait un coup d'arrêt à la modernisation des matériels de chauffage au fioul, provoquant ainsi un effet inverse à celui recherché : le maintien des chaudières obsolètes".

 

Une situation inéquitable par rapport aux zones non connectées au gaz

 

La FF3C en appelle à un maintien du CITE pour les chaudières les plus performantes, et rappelle les propos tenus le 31 octobre 2017 par Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat à la Transition écologique : "Les chaudières fioul les plus performantes, dont le rendement est autour de 92%, continueront elles aussi à bénéficier du CITE."

 

Cette décision provoque l'incompréhension du côté de la FF3C, et lui semble aller dans le sens d'une inégalité entre les territoires. "C'est une iniquité flagrante pour les ménages vivant en zones rurales non raccordées au gaz." D'après la FF3C, 26.000 communes sont concernées.
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