JUSTICE. La chute d'un balcon, à Angers, en octobre 2016, avait fait quatre morts. Un premier rapport d'expertise, est, d'après le journal Ouest France, accablant pour l'entreprise, l'architecte et le bureau d'études.

L'information, parue dans Ouest France fin 2017, était passée relativement inaperçue. Un premier rapport d'expertise a été remis au tribunal de grande instance chargé du dossier, à la suite de l'effondrement d'un balcon, à Angers, qui avait fait 4 morts en 2016.

 

Ce rapport semble, d'après le quotidien régional, accablant, notamment pour l'entreprise de construction impliquée. Trois de ses représentants ont été mis en garde à vue en décembre, un ancien patron, un chef d'équipe et un conducteur de chantier. "Le rapport est limpide sur les responsabilités. Il n'y a aucun doute sur les très, très gros problèmes de procédés constructifs, considérables", constate une source interrogée par Ouest France. "C'est malheureusement assez simple : il n'y a pas eu de respect des règles de l'art ", avance une autre.

 

Le ferraillage des balcons "positionné trop bas, dans un sens descendant"

 

D'après les éléments indiqués, il semblerait que le ferraillage des balcons a été "positionné trop bas et orienté dans un sens descendant". Par ailleurs, le béton n'aurait pas été assez vibré  : insuffisamment tassé, il aurait piégé des bulles d'air. "Autre souci : la jointure entre les balcons et les dalles des planchers. Elle ne serait pas de bonne qualité : l'eau s'infiltre, les aciers sont corrodés", avance le quotidien.

 

L'entreprise n'est pas le seul incriminé, c'est également la cas de l'architecte et du bureau de contrôle. "Prévus initialement en blocs préfabriqués, les balcons du Surcouf [le nom de la résidence, NDLR] ont finalement été coulés à cause de retards de commande. Mais l'ingénieur conseil sollicité pour l'opération initiale n'a pas été rappelé au moment du changement. Résultat : il n'existerait aucun plan d'exécution pour les balcons en béton coulé. Un point que l'architecte et le bureau de contrôle auraient dû vérifier, selon les experts." La question se pose également de savoir si le syndic de copropriété n'aurait pas dû interdire l'accès au balcon. Mais était-il informé de leur état ?
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