Pour rénover son patrimoine ou les maisons dégradées, la ville de Roubaix ne manque pas d'idées. Afin de préserver des chapelles funéraires abandonnées de son cimentière, elle a décidé de mettre quatre d'entre elles aux enchères avec une mise de départ à un euro.

En cette période de la Toussaint, les cimentières sont généralement très colorés. Mais si certaines tombes sont bien entretenues et fleuries, ce n'est pas le cas pour d'autres monuments, laissés à l'abandon, parfois depuis des années. Pour lutter contre ces édifices dégradés, certaines communes décident de les détruire. Mais pas à Roubaix. La ville tient à son patrimoine et compte bien trouver des solutions pour y parvenir.

 

Après avoir proposé des maisons à rénover à un euro (lire notre article), la ville du Nord a trouvé une autre idée pour faire financer la rénovation des chapelles funéraires abandonnées. Elle va ainsi mettre aux enchères sur internet quatre d'entre elles à un prix de départ symbolique de un euro. "Nous revendons quatre chapelles, en l'état, avec l'obligation pour les particuliers de les restaurer", a expliqué Alain Vantroys, directeur du cimentière de la ville. "L'objectif c'est la conservation du patrimoine et la rénovation sur place", a-t-il ajouté.

 

La ville de Roubaix avait récupéré dans les années 1990 près de 53 chapelles familiales, avec des caveaux de plusieurs places en dessous, déclarées à l'abandon après de longues recherches d'éventuels héritiers. Les cercueils ont depuis été enlevés. La mairie a déjà restauré une douzaine de ces chapelles en y installant notamment des columbariums car ce représente une affectation d'intérêt général, nous a t-on expliqué.

 

Mais "on ne peut pas toutes les garder, ça représente un coût, toutes ne peuvent pas être rénovées" par la municipalité, a précisé le responsable des services du cimetière. Selon la commune, la rénovation d'une chapelle se chiffre à plusieurs dizaines de milliers d'euros en moyenne.

 

Dans le courant du mois de novembre, 4 premières chapelles seront donc mises aux enchères. "On va tester et voir comment cela se passe", nous a confié Alain Vantroys. Si cela marchait, l'opération pourrait être renouvelée. En attendant, la ville veut se donner le temps d'analyser cette première expérience.
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