L'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), le groupe de BTP Vinci et sa filiale qatarie QDVC viennent de signer un accord sur les droits des travailleurs employés par l'entreprise de BTP et ses sous-traitants au Qatar. Précisions.

Alors que Vinci Construction Grands Projets est visé par une plainte de l'association Sherpa, depuis mars 2015, pour "travail forcé" et "réduction en servitude" dans le cadre des chantiers liés à l'organisation du Mondial 2022 de football, au Qatar, un accord sur les droits des travailleurs vient d'être signé dans ce pays.

 

Cet accord officiel signé entre l'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), le groupe de BTP Vinci et sa filiale qatarie QDVC concerne "les droits de l'homme sur le lieu de travail, le logement, l'équité des conditions de recrutement et les droits des travailleurs", précise le communiqué de Vinci.

 

"Tous les travailleurs" au Qatar de QDVC concernés

 

Il s'applique à "tous les travailleurs" au Qatar de QDVC, filiale détenue à 49% par Vinci Construction Grands projets et à 51% par le groupe local Qatari Diar. En détails, ce "premier accord" conclu au Qatar prévoit un "système étendu de suivi, de reporting, de contrôle, d'inspection et d'audit sous l'autorité d'un groupe de référence composé de représentants des trois parties". Il est également prévu une procédure de vérifications pour les sous-traitants.

 

"Nous nous réjouissons de poursuivre nos efforts avec QDVC et Vinci en faveur de l'amélioration des conditions de travail et d'existence des travailleurs migrants de la construction au Qatar", a déclaré Ambet Yuson, secrétaire général de l'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois.

 

De son côté, Franck Mougin, directeur des ressources humaines de Vinci a précisé : "Cet accord est une nouvelle étape majeure qui témoigne de notre engagement de longue date en faveur des droits des droits des travailleurs au Qatar."

 

Rappelons qu'au début du mois de novembre, l'Organisation internationale du travail (OIT) et le gouvernement qatari avaient déjà signé un accord de "coopération technique" d'une durée de trois ans. Celui-ci garantit à l'ensemble des travailleurs le respect des principes fondamentaux du droit du travail. A la suite de cette décision, l'OIT avait jugé que le Qatar ne violait pas les droits des travailleurs immigrés et décidé alors de clore la plainte qui visait l'émirat.

 

Parmi les autres réformes de la loi du travail figurent l'obligation d'enregistrer les contrats de travail auprès du gouvernement et l'interdiction faite aux employeurs d'empêcher les travailleurs de quitter le pays ou de changer d'emploi.
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