Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) vient de voter un projet d'avis sur la qualité de l'habitat. Le texte contient plusieurs recommandations visant notamment à accélérer la transition énergétique dans le secteur de l'immobilier.

"La qualité de l'habitat, condition environnementale du bien-être et du mieux vivre ensemble" : c'est ce titre que porte le projet d'avis du Conseil économique, social et environnemental (Cese), voté par l'institution le 11 avril. Partant du principe que "la transition écologique est une opportunité pour repenser l'habitat", les membres de l'institution ont effectué une série de recommandations.

 

Le Cese demande notamment aux collectivités territoriales, aidées de l'État, de soutenir l'habitat participatif. Celui-ci permet aux habitants de co-concevoir leurs logements et des espaces de vie partagés. Il s'agirait aussi de "verdir" les villes en dynamisant la politique de création de jardins collectifs et en accompagnant les actions spontanées des habitants pour créer plantations, potagers ou jardins.

 

1,5 milliard d'euros pour l'Anah

 

Par ailleurs, l'institution recommande d'accélérer la trajectoire de la composante carbone de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), de manière à doubler le montant du chèque-énergie et abonder d'1 à 1,5 milliard d'euros les programmes de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) pour la rénovation thermique de l'habitat.

 

Enfin, en ce qui concerne la mobilité, le Cese souhaite que les modes de déplacement comme la marche et le vélo soient davantage pris en compte dans la conception de l'espace public (PLU et PLUi). "D'ailleurs, les déplacements locaux sont les plus nombreux", peut-on lire dans un communiqué de presse de l'institution. "58% des actifs font en voiture un trajet domicile-travail inférieur à 1km, donc facilement réalisable à vélo ou à pied."
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