SOCIAL. Hasard du calendrier, alors qu'Emmanuel Macron reçoit les partenaires sociaux en vue d'une réforme de la formation professionnelle, CCCA-BTP et Constructys ont signé ce 12 octobre une convention de partenariat afin d'optimiser les moyens des deux structures en faveur de la formation initiale et continue.

La formation professionnelle est l'un des sujets marquants de l'actualité de ce 12 octobre 2017. Hasard du calendrier, alors que le chef de l'Etat reçoit l'ensemble des partenaires sociaux en vue d'une réforme de la formation professionnelle et de l'assurance chômage, CCCA-BTP et l'OPCA de la construction Constructys ont signé une convention de partenariat et de coopération. Tout en conservant les missions de chacun, l'objectif de ce partenariat est de créer une synergie afin d'être plus pertinent en matière de formation initiale et continue. Cette coopération s'articule autour de quatre axes forts : la communication, les études et recherches, les certifications et le financement.

Les deux partenaires auront chacun l'animation de deux de ces axes. Ainsi, l'OPCA de la construction, Constructys, animera le groupe de travail sur les études et les recherches, comme par exemple l'étude sur l'encadrement des chantiers qui est une problématique très attendue. L'idée n'est pas que l'un ou l'autre prenne le dessus sur tel ou tel sujet mais bien de mutualiser les études des deux organismes, qui parfois se rejoignaient, afin d'être complémentaires, nous a expliqué Jean-Christophe Repon, Président de CCCA-BTP et Constructys. "Il y a une volonté d'optimiser les moyens des deux structures", a-t-il insisté.
 

Objectif : être en adéquation avec les demandes du terrain et des entreprises



"Les enjeux en matière de compétences tournent autour de quatre enjeux : promouvoir les métiers pour les faire connaître, recruter et intégrer, certifier et faire évoluer et sécuriser les parcours aussi bien pour l'apprentissage que pour la formation continue", poursuit Claire Khecha, Directrice générale de Constructys. Didier Bouvelle, Secrétaire général de CCCA-BTP insiste lui sur l'effet de levier : "on va continuer à faire des études pour accompagner le développement de la branche. "Il faut 'matcher' les outils pour répondre aux demandes", complète Jean-Christophe Repon.

Pour faire face à des cycles réduits de nos jours, l'action des deux organismes doit "être plus souple pour être efficace" et "être en adéquation avec les demandes du terrain et des entreprises" tout en étant "en capacité de répondre aux questions de financements", ajoute le Président des deux structures. "Il faut partager l'information pour être plus réactif", approuve Claire Khecha.
 
"Nous ne souhaitons pas une remise à plat du système de formation", a conclu Jean-Christophe Repon


Interrogé sur les négociations en cours dans le cadre d'une réforme de la formation, les dirigeants de CCCA-BTP se montrent prudents et n'entendent pas commenter l'actualité présidentielle. A la question "Qu'est-ce que la branche bâtiment défend dans cette réforme de la formation professionnelle ?" le Président des deux structures répond : "avec la capacité d'avoir une réflexion sur la certification, sur la prospective et de mixer les publics : formation initiale, formation continue", les deux structures semblent être "en cohérence avec les axes qu'auraient exprimés le Président Macron". Il ajoute : "Je ne pense pas trahir la politique des branches du bâtiment en disant que l'on veut des branches fortes".

En revanche, le seul souhait qu'il formule à la réforme à venir, c'est qu'il "n'y ait pas de grand chamboulement" mais prône plutôt pour "une continuité". "Si on veut que l'activité économique qui reprend soit connexe avec le départ en formation continue sur les nouveaux marchés alors il ne faut pas une mise à plat du système de formation, sinon on va dans le mur", conclut Jean-Christophe Repon.
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