INFRASTRUCTURES. Un amendement sénatorial a supprimé, le jeudi 7 décembre 2017, un prêt de 1,7 milliard d'euros destiné à la société concessionnaire du Charles-de-Gaulle Express.

Les sénateurs ont rayé du budget 2017 un prêt de 1,7 milliard destiné à la société concessionnaire de la future liaison ferroviaire directe entre Roissy et Paris, dite CDG-Express, estimant que la réalisation de cet équipement ne saurait se faire au détriment de ligne 17 du métro automatique.

 

"Après ce vote", a déclaré Arnaud Bazin (LR), l'auteur de l'amendement supprimant le prêt, "il est désormais nécessaire que le gouvernement prenne position sur la réalisation du métro du Grand Paris". Selon lui, son amendement appelle "un engagement ferme du gouvernement d'accepter le projet, objet d'un consensus en 2011, confirmé en 2013, portant sur la construction du métro du Grand Paris et son calendrier".


"La ligne 17 est indispensable aux JO 2024"

 

"Le gouvernement ne peut opposer des ratios d'endettement européens à la réalisation du métro et s'en affranchir pour prêter 1,7 milliard à la société du projet de liaison Charles-de-Gaulle Express", ajoute l'élu du Val d'Oise. "Si la liaison CDG Express est nécessaire pour le bon déroulement des JO de 2024", a estimé M. Bazin, "la ligne 17 est elle-aussi non seulement indispensable à ces JO, mais aussi au développement des territoires de Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne et du Val-d'Oise, voués à la relégation si elle n'était pas réalisée". La ligne 17 du métro automatique devrait coûter 2, 2 milliards.
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