Un consortium français composé de Bouygues Energies et Services, Citelum (filiale d'EDF), Suez et CapGemini a signé ce jeudi 7 septembre 2017 un appel d'offre d'envergure afin de faire de Dijon Métropole, "une smart city", la première de France. Précisions.

"Nous allons construire la première smart city de France avec un quatuor 100 % français", a affirmé ce jeudi 7 septembre, Martin Bouygues à Dijon (Côtes-d'Or), à la suite de l'appel d'offres remporté par le consortium remporté par Bouygues Energies et Services, Citelum (filiale d'EDF), Suez et CapGemini. Etaient en lice dans cet appel d'offre démarré à la suite deux ans de dialogue compétitif : trois autres consortiums menés par Eiffage, Engie et Vinci.

 


Un contrat sur 12 ans pour la conception, la réalisation, l'exploitation et la maintenance

"Dijon Métropole devient une smart city, avec un contrat sur 12 ans pour la conception, la réalisation, l'exploitation et la maintenance d'un centre de gestion à distance de l'espace public et de différents équipements urbains connectés", annonce la Ville de Dijon ce jeudi.

 

L'objectif est de piloter toutes les fonctions de l'ensemble des services publics de la Métropole de Dijon depuis un centre de commandement unique : des transports, à l'eau en passant par les feux de signalisation. Des informations rendues possibles grâce à des véhicules géo localisées et des caméras.

 

Un autre chantier ambitieux : remplacer les 34.000 points lumineux de l'éclairage public

 

Après cette signature du contrat de conception, réalisation, exploitation et maintenance, le poste de commandement pourrait démarrer dans les prochains mois. Le maire de Dijon, François Rebsamen, a annoncé au cours de la signature que "cette nouvelle fonctionnalité devrait être mise en place à la fin de l'année 2018 à Dijon." Par contre, un chantier important prendra plusieurs années pour remplacer les 34.000 points lumineux de l'éclairage public par des LED et déployer un réseau de 140 km de fibre à haut débit.

 

En douze ans, la métropole espère faire des économies d'énergie de 65% sur l'éclairage et réduire ses dépenses de maintenance de moitié, soit de 15 millions d'euros, sans augmentation d'impôts, ni licenciement.

 

Quant au montant de l'appel d'offres, il s'élève à 105 millions d'euros sur 12 ans. En détails, 53 millions d'euros correspondent à des crédits d'investissement, le reste à des dépenses de fonctionnement.

 

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