Ces deux filières, encore embryonnaires par rapport aux autres solutions précédemment évoquées, proposent de belles perspectives de développement. Pour la biomasse solide, la puissance électrique installée à la fin de 2016 était de 408 MW, tandis que pour la filière biogaz, elle s'établissait à 385 MW (dont 103 MW de biométhanisation). Les productions de courant sont équivalentes entre elles avec 2,27 GWh d'un côté (biomasse) et 2,13 GWh de l'autre (biogaz). Du côté de l'emploi en revanche, il existe une grande disparité, entre la biomasse et ses 6.800 emplois directs liés à la valorisation énergétique, et le biogaz, qui concerne moins de 2.300 personnes. Une disproportion qui se traduit également dans les chiffres d'affaires enregistrés en 2015, respectivement de 1,65 Mrd € et de 600 M€.

 

Pour les sites de production d'électricité biomasse, ils s'avèrent encore peu nombreux mais sont de grande taille. A la fin de 2016, le parc français était de 38 sites avec sept autres usines en construction (+220 MWe). A elles seules, les installations de Gardanne dans les Bouches-du-Rhône (150 MW) et de Biganos dans les Landes (69 MW) représentent plus de 50 % des capacités françaises. Pour leur part, les régions Île-de-France (70 MW), Nouvelle-Aquitaine (39 MW), Hauts-de-France (39 MW) et Grand Est (42 MW) représentent ensemble la moitié de la puissance totale pour la production électrique à partir de biogaz.

 

Observ'ER note : "La PPE propose des objectifs ambitieux à 2023 pour la filière électrique biomasse solide, qui pourraient relancer sa dynamique (entre 790 et 1.040 MW de puissance prévue, NdlR)". Il conclut : "2016 a marqué une pause pour l'électricité d'origine biogaz en France. Les professionnels espéraient davantage de raccordements, mais la publication sans cesse repoussée de textes réglementaires structurants explique le ralentissement du parc de production. Toutefois, les professionnels l'affirment : les projets sont prêts et la dynamique pourrait repartir dès 2017".
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