Les architectes d'Oiio Studio ont trouvé le moyen de se démarquer dans le monde impitoyable des gratte-ciel de Manhattan : en imaginant un immeuble-arche qui se replie sur lui-même, comme une épingle à cheveux. Une folie architecturale qui se double d'un pied de nez à la réglementation sur les hauteurs de construction à New York.

"Il y a une indéniable obsession qui demeure à Manhattan. Elle est indéniable parce qu'elle est faite pour être vue". Mais de quoi parlent donc les architectes d'Oiio Studio ? De la folie des grandeurs qui règne à New York depuis la naissance des premiers gratte-ciel, dans les années 1920. Le grand public est fasciné par la hauteur, toujours plus impressionnante, qu'atteignent les immeubles. Une passion qui se double, pour les investisseurs, de l'obsession du prix au mètre carré de ces constructions. Les architectes analysent : "Il semble que la hauteur d'une propriété lui donne le droit à être coûteuse".

 

Une tendance qui est accrue, dans la Grosse pomme, par les règles de zonage complexes qui cumulent coefficient d'occupation des sols et droits aériens. D'où l'apparition de tours de plus en plus fines et élancées, dont l'empreinte au sol est réduite et la hauteur, démesurée, afin de maximiser les revenus potentiels. "Mais que se passerait-il si l'on substituait la longueur à la hauteur ?", s'interrogent les associés d'Oiio Studio. Par un effet de mode, les bâtiments les plus en vue ne seraient plus simplement hauts, mais longs. Et quoi de mieux qu'une tour se repliant sur elle-même pour doubler sa longueur ?

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