XPAIR. L'expérimentation E+C-, qui préfigure la future réglementation de la construction, met en avant un nouvel indicateur de l'impact des bâtiments : l'émission de gaz à effet de serre. Les industriels travaillent donc à la diminution de l'impact carbone des matériaux. Quelles sont les avancées du secteur béton sur le sujet ? Eléments de réponse avec Alexandre Duverger, ingénieur Conception environnementale chez Artelia.

A l'échelle mondiale, le secteur de la construction est responsable d'environ 10 % des émissions de gaz à effet de serre, tandis que l'exploitation des bâtiments représente 24 %. A lui seul, le béton représente la moitié de ces 10 %, loin devant les céramiques et l'acier. Compte-tenu de la tendance à recourir massivement à ce matériau de construction (4 Gt de ciment sont produites dans le monde chaque année), il est impératif de réfléchir à des moyens de diminuer plus encore l'impact carbone de ce matériau. C'est ainsi qu'émergent de plus en plus fréquemment les termes "béton bas carbone", "béton vert"… Mais qu'entend-on vraiment par-là ?

 

D'où provient l'impact carbone du béton ?

 

Le béton est principalement constitué de ciment, de granulats, d'eau et potentiellement d'adjuvants. Leurs volumes ou masses respectifs ne sont en rien proportionnel à leur poids carbone. Le ciment ne représente en effet que 11,74 % de la masse du béton - beaucoup moins que les granulats (43,79 %) ou le sable (38,59 %) - mais il contient plus de 98 % du carbone émis ! C'est pour cela que la plupart des appellations "béton bas carbone" se réfèrent à l'utilisation d'un "ciment bas carbone". Cet impact s'explique par deux phénomènes principaux : la cuisson du clinker à 1.450 °C via des combustibles…

 

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