Les organisations patronales et syndicales ont décidé ce mercredi de rouvrir la négociation d'une nouvelle convention d'assurance chômage, qui avait échoué en juin 2016 suite au refus du patronat de taxer davantage les contrats courts. "Une bonne nouvelle pour sauver le paritarisme", a estimé, Patrick Liébus, vice-président de l'U2P, représentant les artisans.

Sept mois après l'échec des négociations en juin 2016 sur une nouvelle convention d'assurance chômage, organisations patronales et syndicales espèrent aboutir à un accord d'ici à la fin du mois de mars 2017. L'idée étant de faire agréer un nouvel accord par le Gouvernement avant l'élection présidentielle, nous a assuré Patrick Liébus, vice-président de l'U2P, ce mercredi 15 février 2017, à l'issue de la réouverture des échanges.

 

Cette nouvelle convention d'assurance chômage est, en effet, "nécessaire", estime-t-il, car elle fixe particulièrement les droits et les devoirs des demandeurs d'emploi indemnisés, des organisations patronales et syndicales et enfin des gestionnaires de l'Unédic. Les délais sont "très courts, très contraints" avec quatre séances de négociation qui doivent avoir lieu les mardis 7 et 14 mars, le jeudi 23 mars et le mardi 28 mars, a-t-il signalé. "Il nous faut ensuite six bonnes semaines pour faire agréer l'accord par l'Etat avant la présidentielle", a-t-il ajouté.

 

"Discuter de tout sans tabou"

 

"Du côté de l'U2P, j'ai réaffirmé lors de la réunion, que l'on pouvait discuter de tout sans tabou", a ajouté le dirigeant de l'organisation patronale. Sur la question sensible des contrats courts, Patrick Liébus est prêt à discuter, a-t-il répété : "Il ne faut pas oublier qu'il y a des artisans qui sont contraints de recourir à ces contrats."

 

Rappelons, en effet, que la négociation avait échoué en juin dernier après le refus du patronat de moduler les cotisations sur les contrats courts, dont le nombre a explosé ces dernières années, condition sine qua non de tous les syndicats à un éventuel accord sur l'assurance chômage. En cas d'accord fin mars prochain, les partenaires sociaux envisagent d'envoyer un courrier à l'Etat pour le "mettre face à ses responsabilités sur la dette de l'Unédic", a signalé, Eric Courpotin, le représentant syndical (CFTC) citant notamment le déficit dû à l'indemnisation des frontaliers et le financement de Pôle emploi.

 

De son côté, l'U2P s'engage à poursuivre les discussions sur l'avenir de l'assurance chômage, pour éviter que l'Etat reprenne la main surtout à quelques mois de la Présidentielle. "Le paritarisme a toujours démontré que c'était la meilleure voie", a complété, Patrick Liébus.

 

 

 

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