L'isolation thermique par l'extérieur est un marché en explosion : 16 millions de m² de murs ont été installés en France en 2011. Porté par l'entrée en vigueur de la RT 2012 et le redémarrage de la construction, la part du neuf a fortement augmenté. La rénovation reste néanmoins le principal segment de marché.

Ce sont 16 millions de m² d'ITE qui ont été installés en 2011, dans un marché en hausse de plus de 50 % annonce la société de conseil en R&D dans le bâtiment TBC. Cette dernière vient de publier un dossier dossier « Marché & Technologie » sur l'isolation thermique par l'extérieur, avec analyses marketing et techniques du marché en France. Ainsi, on apprend que 40.000 chantiers ont été réalisés en tout. En termes de surface, le logement collectif est le premier débouché : le résidentiel collectif (privé et social) représente plus de la moitié du marché (56 %), sa part ayant fortement augmenté en deux ans, au détriment du non résidentiel. En nombre de chantiers, la maison individuelle tient le haut du pavé : en effet, le secteur est très diffus, avec beaucoup de petits chantiers.

 

Succès de l'enduit sur isolant
La rénovation (58 %), portée par le résidentiel, maison individuelle en tête, reste l'essentiel du marché de l'ITE. Pourtant, la part du neuf est en forte hausse : il est passé de 29 % (2009) à 42 % (aujourd'hui). Du point de vue technique, la solution la plus souvent mise en œuvre est l'enduit sur isolant (organique et hydraulique), dans plus de 50 % des cas. Le bardage rapporté a également gagné 12 points en deux ans pour représenter maintenant près de 40 % du marché.

 

Les applicateurs sont avant tout des peintres (29 %) ou des spécialistes de l'enduit de façade. Les façadiers sont représentés par 17 % des répondants. Les charpentiers, spécialistes de l'ossature bois arrivent en troisième position (11 %). Ces acteurs de l'ITE s'avèrent plutôt optimistes pour 2012 : 39 % d'entre eux estiment que le marché va continuer de croître. Enfin, selon les applicateurs, le prix serait le principal frein au développement de l'activité (72 %), loin devant la méconnaissance des techniques par les prescripteurs et architectes (36 %). Le traitement de points singuliers reste, pour les applicateurs, la principale difficulté technique rencontrée.

 

Méthodologie :
Mesure et analyse des ventes sur les 12 derniers mois.
Enquête quantitative réalisée en décembre 2011 par téléphone auprès de 440 professionnels (220 distributeurs et 220 négoces peintures, matériaux) et 220 entreprises de mise en œuvre (applicateurs).
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