CHANTIER
Musée Confluences
Grégoire Noble ©

A Lyon, un musée entre ciel et terre (diaporama)

Niché entre Saône et Rhône, le musée des Confluences de Lyon a pour mission de relier sciences et société. Son architecture reflète donc cette dualité, avec une partie terrestre, ancrée dans le sol, nommée le "Cristal", et une partie aérienne, baptisée le "Nuage". Visite guidée.

 
 
 
 


"Le musée des Confluences est un projet exceptionnel sur un site exceptionnel", déclare d'emblée Patrick Diény, directeur général adjoint au pôle Aménagement durable du département du Rhône. Le centre culturel, dont l'idée a germé en 1999, doit relier sciences et société dans une démarche tous publics. En 2001, suite à un concours d'architecture international, c'est le cabinet autrichien Coop Himmelb(l)au qui est sélectionné pour un projet fort. Il présente des formes et des couleurs variées, utilise des matériaux comme le verre et le métal et montre un style "heurté", quasi science-fiction. L'intérieur du bâtiment amène quant à lui une grande fluidité dans l'utilisation des espaces et une luminosité qui semblent avoir emporté la décision.

"Le projet a été complexe à mener", poursuit Patrick Diény, comme le prouve le calendrier : si le permis de construire est délivré en 2003, les études s'étalent entre 2004 et 2008. Les travaux démarrent finalement en octobre 2010, après un appel d'offres, et doivent se terminer en 2013 pour que le musée puisse ouvrir ses portes en 2014. Grégory Perrin, architecte de Mesa Workshop qui a collaboré avec l'agence Coop Himmelb(l)au, explique : "C'est une architecture expérimentale, dynamique, en mouvement, sensorielle. Le bâtiment devra servir de repère dans la ville. Le 'Cristal' représente justement cette complexité urbaine". C'est pourquoi cette partie de l'édifice, entièrement vitrée, abritera l'espace d'accueil. "De l'autre côté, le 'Nuage' renfermera les collections dans une structure aux formes tourmentées et naturelles. L'ensemble du bâtiment est construit sur un socle qui le surélève et permet au public de redécouvrir la confluence", expose l'architecte. Ce socle de béton, situé sous le niveau piéton, comprend les locaux techniques, réserves, auditoriums et salles de réunion.

Double ossature métallique
D'un point de vue technique, le musée fait appel à une double ossature métallique, une ossature principale qui forme la structure porteuse et une ossature primaire qui repose sur la précédente et reçoit l'ensemble de la vêture en inox microbillé. "Originalité du concept, le 'Puits de gravité' sert d'appui central pour soutenir et stabiliser la charpente métallique sous l'immense verrière du Cristal", développe Grégory Perrin. La modélisation de la structure aux formes complexes a donc posé quelques difficultés au bureau d'études Jaillet-Rouby. Jean-Noël Roques détaille : "Le modèle intègre l'ouvrage béton, y compris les fondations, les structures métalliques du Nuage et du Cristal ainsi que le modèle de circulation dans le Cristal. Les différents intervenants utilisant des logiciels variés, il nous a fallu mettre au point un format d'échange de fichiers. Tous les nœuds d'interface ont été bien identifiés". Et les chiffres démontrent la complexité de l'entreprise : en tout 126.150 nœuds, 88.200 barres et 94.300 coques ont été modélisés.

Lire la suite de l'article en page 2.

 
 
 
 
 



 
Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux
 




Artibat - Rennes
Du 22/10/2014 au 24/10/2014
Congres de l'unsfa - Saint etienne
Du 23/10/2014 au 25/10/2014
Salon habitat et loisirs - volvic - Volvic
Du 01/10/2014 au 30/10/2014
Salon rent - real estate and news technologies - Paris
Du 29/10/2014 au 30/10/2014

Recherche dans