REPORTAGE. Après le premier centre humanitaire parisien à la Porte de la Chapelle, Batiactu a découvert le second construit en quatre mois et demi sur la commune d'Ivry-sur-Seine. Son architecte Valentine Guichardaz- Versini, de l'Atelier Rita nous explique son parti pris social et architectural.

Des quartiers conçus comme autant de "villages à taille humaine". Ici, dans le second centre humanitaire pour migrants ouvert à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le 19 janvier dernier en présence d'Emmanuelle Cosse, nous sommes loin de l'architecture du site de la Porte de la Chapelle, 18ème à Paris conçu par l'opérateur Emmaüs Solidarité et l'agence Julien Beller Architecte.

 

Une plate-forme de 4.800 m²

 

L'opération est située le long de l'avenue Jaurès à Ivry-sur-Seine et au croisement de la rue de la baignade, à proximité de Vitry-sur-Seine. La plate-forme de 4.800 m² a été intégralement construite en quatre mois sur pilotis notamment au sein de l'emprise de l'ancienne usine des Eaux de Paris de 90.000 m². Une particularité : la plate-forme a été construite au-dessus même des bassins filtrants de l'ex-unité de production d'eau potable. Une mission qui a nécessité de construire un radier et des pilotis en moins d'un mois !

 

"Le camp de Grande Synthe n'a pas sa place en France !", affirment les Architectes de l'Urgence


Après l'incendie qui a ravagé, il y a deux jours, le camp de migrants à Grande Synthe (Région Hauts-de-France), les Architectes de l'urgence considèrent ce jeudi dans un communiqué que "le traitement réservé aux populations migrantes dans ces camps qui induisent des conditions de vie inacceptables, et une stigmatisation permanente, est totalement inadapté aux besoins de ces populations, par ailleurs il est totalement opposé au concept d'intégration."

 

Avant d'affirmer : "La France n'est pas un pays du tiers monde et il existe des solutions bien plus adaptées et acceptables que de faire des cabanes non pérennes et dangereuses pour accueillir les migrants. La question de la reconstruction du camp de Grande Synthe ne doit pas être un sujet de débat car il est tout à fait possible d'envisager d'autres solutions comme cela a été le cas pour le démantèlement la Jungle de Calais."

 

La fondation Architectes de l'urgence a, en effet, déjà expérimenté d'autres possibilités comme l'aménagement et la sécurisation de bâtiments existants et désaffectés (industriels ou autres) pour permettre de mettre à l'abri temporairement mais dignement ces populations, signale-t-elle.

 

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