La recherche difficile de l'équilibre budgétaire et donc d'économies ne doit pas aller jusqu'à sacrifier des mesures essentielles déclare la CAPEB dans un communiqué.
« Dans un contexte d'incertitudes grandissantes, la préoccupation des 315 000 artisans du bâtiment se focalise sur l'avenir de la TVA à 5,5% dans le logement » rappelle-t-elle.
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Comme l'a évoqué Jean Lardin, Président de la CAPEB, à la remise des 2e Trophées Internet de la Construction, le budget pour 2004 a été bâti sur la base d'une TVA à taux minoré dans la réhabilitation des logements,
« ce qui est logique pour un gouvernement qui affiche clairement sa volonté de pérenniser la mesure ».Mais ce choix budgétaire ne saurait rassurer à lui seul les professionnels du bâtiment tant que les négociations européennes n'auront pas abouti à un accord favorable. L'âpreté et les incertitudes de ces négociations retardent les échéances et les effets négatifs s'en font déjà ressentir sur le terrain constate l'organisation professionnelle.
« La clientèle retarde ses commandes, voire y renonce, tant qu'elle n'est pas assurée d'un maintien de la TVA à taux réduit » s'inquiète la CAPEB.
Les artisans du bâtiment demandent donc une conclusion rapide des négociations européennes et une confirmation de la part du gouvernement de continuer à appliquer le taux réduit de TVA dans le logement, quelle que soit la décision de Bruxelles.
« C'est le seul moyen d'éviter la paralysie de l'activité économique du bâtiment » précise le communiqué.
Au chapitre des bonnes nouvelles, la CAPEB note, avec satisfaction, que le gouvernement a décidé de créer une incitation fiscale en faveur du maintien dans leur logement des personnes âgées ou handicapées.
« Les artisans sauront participer activement à cette grande cause nationale en proposant aux personnes concernées des aménagements appropriés de leur habitation » indique le communiqué.