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Les métiers de la conception et de l'ingénierie

A l’heure où le nucléaire retrouve un regain d’intérêt, les métiers de l’ingénierie nucléaire ont le vent en poupe. Si cette technologie promet en effet un bel avenir à qui s’y engage, l’ingénierie thermique n’est pas en reste, et propose également des perspectives intéressantes. L’occasion de faire un point sur une filière mature qui se trouve au cœur des enjeux de demain en termes d’énergie et d’environnement.



«Nous offrons de vraies perspectives avec la renaissance du nucléaire», affirme d’emblée Jacques Alary, directeur du Centre National d’Equipement Nucléaire (CNEN), un des six centres d’ingénierie nucléaire du groupe EDF. En effet, alors que le démarrage du premier réacteur nucléaire de type EPR est prévu d’ici à 2012 à Flamanville (Normandie), et que d’autres centrales du même type sont en projet en Chine, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, les métiers inhérents à la technologie nucléaire en particulier les métiers d’ingénierie montent en puissance au sein d’EDF, qui entend recruter environ 500 postes d’ingénieurs au total en 2010. Mais c’est bien dans l’ingénierie de moyens de production neufs que tout va se jouer dans les années à venir. Et pour mener à bien les projets d’EPR, le CNEN va prendre de l’ampleur, en passant de 850 salariés à ce jour à 1100 d’ici à 2012. « Les métiers que nous proposons sont très larges et variés. Pour construire une centrale, tous les métiers de l’ingénierie sont nécessaires, tant en génie civil, en électromécanique ou en physique », explique Jacques Alary. Point de compétences ultra-pointues requises, « on cherche des ingénieurs généralistes à fort pouvoir d’adaptation », poursuit le Directeur du CNEN.
Le chantier de l’EPR de Flamanville, la première unité nucléaire du genre pilotée par le groupe EDF, aura notamment pour objectif de réduire le volume de déchets et de rejets radioactifs. Et pour reproduire « le modèle de la série » que représente ce réacteur – un second réacteur EPR est prévu à Penly (Seine-Maritime) - Jacques Alary mise davantage sur une mixité entre les populations de jeunes embauchés et ceux qui ont déjà de l’expérience. « Il s’agit d’opérer des transferts de compétences », précise le responsable d’EDF. Mais que ce soit en France ou à l’international, où les perspectives d’évolution sont également très fortes, les activités d’ingénierie nucléaire au sein du Groupe recouvrent les trois phases de la vie d’une centrale :

- La conception et la construction des centrales et ouvrages industriels. Ainsi, EDF conçoit et pilote la construction de ces derniers, en partenariat avec des fournisseurs spécialisés.

- L’accompagnement, la maintenance et la réhabilitation des centrales et ouvrages industriels durant leur exploitation. L’ingénierie d’exploitation réalise de nombreuses opérations de maintenance lourde et de modifications des installations, qui permettent d’en améliorer en permanence le niveau de sûreté et de qualité.

- La mise à l’arrêt des centrales et ouvrages industriels. Après leur mise en arrêt, l’ingénierie d’EDF a pour mission d’accompagner le démantèlement des installations dans les meilleures conditions en termes de sûreté, de sécurité, de respect de la réglementation, d’impact environnemental, de coûts et de délais.

Pour couvrir ces besoins, EDF recherche donc des profils d’ingénieurs de tous types, diplômés de l’enseignement supérieur (bac+4/5) issus d’écoles d’ingénieurs et de cursus universitaire. Le mot d’ordre restant la « diversité ». Et aussi la diversification, puisque l’ingénierie nucléaire comporte nombre de métiers différents, qui correspondent à toutes les étapes de la vie d’une centrale.

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(09/02/2010)

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